dimanche 19 février 2017

Coup de coeur pour les noyaux d'olive sculptés de 曾昭鴻 (Zeng Zhao Hong)


... un travail d'une minutie et d'une finesse incroyable

L'artiste et son fils
Olive chinoise ou fruit du canarium
album
 ou cana blanc
Petite balade vendredi soir dans la rue piétonne de Beijing Lu afin de profiter de la dernière soirée de la foire du Temple de Yuexiu. La foire du temple qui commence avec la fête des Lanternes dure une semaine et le quartier de Yuexiu se remplit d'animations diverses mais la plupart se terminaient à 17h. Je me suis donc contentée de Beijing lu, la rue commerçante, dans laquelle se tenaient quelques stands d'artisans divers. Dont celui de Zeng Zhao Hong, un artiste particulier: il sculpte des figurines d'une finesse extraordinaire dans des noyaux d'olive chinoise (广州榄雕) - un fruit jaune de la taille d'une date. Il faut le voir pour le croire, la finesse du travail, du détail: les jonques aux fenêtres grillagées qui cachent un intérieur lui aussi finement sculpté, à peine perceptible à l'oeil, la chaîne du bateau, les portes de la jonque qui s'ouvrent et se ferment du boout du doigt, les motifs floraux, visages... L'artiste et son fils sont les représentants locaux de cet art de la minutie. Un pendantif pour le téléphone coutait environ 150 yuans - ce qui n'est rien comparé au travail. La jonque avec les portes mobiles 600 yuans. Certaines pièces montaient jusqu'à plus de 3'000 yuans.

Parfois c'est tout un paysage constitué de plusieurs noyaux qui nous fait oublier le noyau et sa forme. J'ai cherché sur Internet une vidéo de ce travail mais ne peut afficher les vidéos trouvées. Si vous voulez essayer, copier le nom de l'artiste en chinois dans le titre et collez-le dans le moteur de recherche de tudou.com. Une page s'affiche avec quelques vidéos de reportage tv. Peut-être qu'elles fonctionneront pour vous. En attendant voici quelques photos de ses oeuvres. La première est une photo que j'ai faite au marché et les autres viennent du compte Wechat de l'artiste:


Les portes sont mobiles. Celui que j'ai vu au marché était encore plus beau.
On voit bien la forme du noyau.



Plusieurs noyaux. Et un noyau vierge à côté.
Pour contacter l'artiste:

www.gzlandiao.com
Mobile: 15975527426
QQ: 1040007790
On peut le suivre sur Wechat: 广州榄雕

Je n'ai pas trouvé l'artiste sur taobao mais une recherche 广州榄雕 donne quelques produits de noyaux sculptés.

samedi 24 septembre 2016

Loofah ou luffa



Hier soir petit dîner dans un resto végétarien du nouvel ancien quartier de Zumiao qui est magnifique. Zumiao est devenu méconnaissable maintenant que les travaux sont finis. Mon amie était inspirée par un plat qui n'avait pas trp attiré mn attention vu que j'ai pensé que c'était du concombre amer. Elle tente de m'expliquer: c'est un légume quand il vieillit il se transforme en éponge. Moi je ne l'ai pas trop prise au sens littéral, j'ai pensé à la courgette qui devient spongieuse quand elle vieillit.

Mais non, il fallait bien le prendre au sens littéral. Le si gua (concombre de soie) ou luffa en français (mais je préfère l'orthographe loofah) que je vois d'ailleurs fréquemment sur les marchés mais que je n'ai jamais acheté, ressemble plus à de la courgette qu'à du concombre et pousse sur une sorte de vigne. Lorsqu'il vieillit, il se transforme effectivement en éponge et est d'ailleurs utilisé comme tel à la campagne dans les régions tropicales. Pour se laver ou faire le ménage, difficile de faire plus écologique. En plus, il  est très facile à cultiver.

vendredi 26 août 2016

Tashkorgan (et Khotan)


Dernier billets pour ce dernier bout de route

Je n'ai pas fait l'addition du nombre d'heures que j'ai passées sur les routes de cette gigantesque province du Xinjiang. Mais c'est fatiguée que j'ai effectué les deux dernière parties du voyage.

Après le magnifique lac nous avons continué vers Taxkorgan où nous sommes arrivés vers les 10h00. On a fait un  petit détour par une source thermale. Puis j'ai libéré le chauffeur jusqu'au lendemain.

Taxkorgan est la dernière ville avant la frontière pakistanaise. Habitée par le peuple des aigles, les Tajiks. C'est une petite ville où il n'y a pas grand choses à faire. Les nuages cachent les montagnes mais il fait beau et j'ai passé l'après-midi dans la prairie qui est semi-aménagée avec des chemins en bois pour les touristes. Le soir commence un festival culturel avec des danses. Je ne le sais pas encore mais je devance d'un jour le groupe de Kashgar qui m'avait offert de partager leur repas au lac Sali. La fille avec qui j'ai gardé contact sur Wechat publiera de magnifiques photos des danses le lendemain.Les costumes sont magnifiques. Les danseurs imitent souvent les aigles dans leurs danses. J'ai d'ailleurs pu voir près du musée des photos d'enfants en primaire qui apprenaient à "faire les aigles".

Préparatifs pour le festival culturel au bord de la prairie à Taxkorgan.
Au fond, le vieux fort qui a donné son nom à la ville.

Attention de ne pas dépasser les 20 km/h!

Du côté de la ville la prairie est sillonnée de chemins de bois pour les touristes
que les animaux et les bergers empruntent aussi.





Un leitmotif des danses: l'aigle


Le lendemain sera une longue journée de route. On va rejoindre la frontière chinoise (mais pas pakistanaise, inutile de se compliquer la vie), le paysage est magnifique et c'est plein de grosses marmottes dorées dont une qui a bien failli nous faire sortir de la route, on l'a évitée de justesse.

Le poste de frontière chinois ou plutôt son cadre. C'est magnifique! Allez,
demi-tour.

Ereintée, je décide de me reposer encore un jour à Kashgar, profitant pour deux nuits de la chambre d'hôtel "Mille et une nuits" de l'hôtel Seman et de sa baignoire ainsi que des bons restaurants de Kashgar (hmmmm! les glaces!!!) avant de reprendre la route, ou plutôt le rail à l'aube, pour Khotan (ou Hotan, ou Hetian... pas facile pour trouver une chambre d'hôtel de savoir quel nom entrer dans le moteur de recherche).

Le couloir de l'hôtel
Déco fleurie et pastel pour ma chambre - je n'en revenais pas :-D
La chambre
 Je tombe malheureusement sur une tempête de sable. Malgré les fenêtres fermées, le couloir dans le train est rempli de sable et la gorge se met à gratter. Port du masque donc. A Khotan, ça ne s'arrange pas. Mais les habitants semblent avoir l'habitude et ne portent pas de masque. Comment font-ils? Je me le demande. Journée hôtel donc après avoir organisé mon voyage de retour en avion. J'ai un jour d'attente et heureusement, le lendemain, il ne reste plus de la tempête que des montagnes de sable que les gens soulèvent le balayant. Le ciel est limpide mais je renonce à l'idée d'une excursion dans le désert et décide de visiter Khotan. Le marché où je m'asseye devant une montagne de riz et me fait servir du riz et un oeuf, les rues du quartier ouïgour où je me balade sans l'appareil photo histoire de ne pas toujours voir les choses au travers du philtre de la lentille et le marché du jade. Car Khotan est la cité du jade. A peu près tout le jade de Chine vient de là. C'est fascinant, mais je n'y connaît rien. Je suis plus attirée par les pièces bon marché que e trouve plus belles que par le jade pur et cher. J'achète trois pierre avec des ombres noires qui me font penser à des images. Elles ne valent rien mais elles sont magnifiques. On me propose une belle pierre à 3000 puis 1000 puis 500 yuans. De toute évidence il faut non seulement bien s'y connaitre mais aussi bien se défendre. Au milieu des vendeurs ambulants qui proposent des pierres dans des boites à repas en plastique, des stands, des boutiques où l'on peut faire sculpter les pierres brutes ou acheter de véritables petites œuvres d'art, des vendeurs ambulants de nourriture et de la foule des acheteurs, c'est à la fois fascinant et déconcertant. Je conseille d'y aller mais attention: c'est loin et la route est plutôt hostile aux marcheurs (surtout le grand pont). Garder de la monnaie pour un taxi (rareté) ou plus probablement pour le tricyle à tapis mais surtout, surtout, ne pas se retrouver sur le pont à pied! Il y a aussi des taxis au noir mais il faut les repérer (généralement c'est eux qui repèrent).

Le désert du Takamaklan se soulève

Le marché du jade (et le ciel bleu! On voit le sable sur la route)

Le marché de Khotan n'est pas très différent du bazar de Kashgar bien que moins touristique (je n'ai pas du tout croisé d'étrangers). J'y ai trouvé de chouettes tissus. Si on veut visiter la ville, autant se perdre dans les ruelles du quartier ouïgour et le bazar car il n'y a vraiment pas grand chose d'autre à faire.

De retour à Urumqi je n'ai malheureusement pas pu revoir mes amis mais je garde un souvenir magnifique de leur merveilleuse province.

Encore une chose:  un petit détail technique. La plupart des touristes que j'ai rencontré utilisaient Wechat pour payer. En effet, il est possible de connecter son compte en banque à Wechat et ensuite de faire les payement sans carte avec Wechat. Comme il y a peu de bancomats dans les régions plus reculées, c'était le moyen le plus pratique pour ne pas se retrouver rapidement à sec.

dimanche 21 août 2016

Kashgar - lac Karakul: la route du Karakoram 1


Attention, cet article abonde en chameaux...

C'est parti! 3 jours sur la route du Karakoram. Je vais enfin voir les monts Pamir! On va passer la première nuit dans un village Kirghiz au bord du lac Karakul et la nuit suivante à Taxkorgan (le x se dit ch), chez les Tajiks.

Le directeur de l'agence vient me chercher à l'hôtel dans un immense véhicule. Le chauffeur qu'il avait prévu est trop fatigué et je pars donc avec un chauffeur qui ne parle pas anglais mais avec qui je peux parler un peu mandarin bien qu'il soit plutôt taciturne. Ca ne me dérange pas, je me sens plutôt à l'aise en fait et c'est tant mieux car on va faire un sacré bout de route ensemble. Il vient me chercher 2 h plus tard que ce que j'avais prévu car et oui, j'ai oublié de lui demander s'il me donnait rendez-vus à l'heure du Xinjiang ou de Pékin. Pour la location de véhicules privés, mieux vaut demander. Pour les transports publics, c'est Pékin bien sûr.

Et quelle route! Les 100 premiers km sont en travaux. De tronçons finis en contournements on fait du tout terrain pendant 3 heures dans un région sèche et désertique ce qui veut dire que malgré les fenêtre fermées, bonjour la poussière! Je porte le masque jusqu'au lac des Sables Blancs. LE véhicule est grand mais a de merveilleuses suspensions. Ca compte!

C'est le Guangxi, pourtant pas la province la plus riche de Chine (pour ce genre de travaux on s'attendrait plutôt au Guangdong) qui fait toute cette poussière: nouvelle autoroute et barrage (le lac des Sables Blancs en fait). Il y a surtout des camions sur cette route mais aussi des bus, il est tout à fait possible de se rendre jusqu'au Pakistan en bus.

Petite pause photo au lac des Sables Blancs (Baishahu), un lac artificiel couleur turquoise avec une dune de sable blanc à ses pieds. Un petit village et des vendeurs de pierres (du jade de la montagne d'après eux) et de bijoux. Je repère une magnifique pierre de jade avec en ombre le dessin d'une femme mais ne l'achète pas. Elle ne sera plus là quand je repasserai. Tant pis.

A partir du lac, la route est enfin lisse et le paysage se dégage. Ca devient époustouflant de beauté. Troupeaux de chameaux dans la toundra avec les monts Pamir enneigés au fond. On atteint des sommets de beauté à l'approche du lac Karakul qui apparaît d'un coup.



L'un des vendeurs au lac Baisha porte le chapeau typique des Kirhizes

C'est un peu tremblante sur mes jambes et l'estomac retourné que je descend du véhicule, attirée par les chameaux qui qui posent devant les montagnes. J'aime bien les chameaux, surtout les chevelus du Takamaklan :-) On me saute déjà dessus pour me proposer balade en chameaux, cheval ou moto. Mais je vais d'abord prendre le thé dans la yourte que je partagerai peut-être avec d'autres voyageurs. Je finis par la partager avec mon chauffeur. 

J'ai fini par négocier une moto, on va plus loin et je ne reste qu'une fin d'après-midi et un matin. Je fais baisser le prix mais à mi-chemin mon guide se met à renégocier, m'encourageant à aller plus loin pour le prix qu'il demandais au départ. On a déjà fait un petit bout de route et... c'est du tut terrain à moto. Il me propose une balade de 2h à moto mais mon estomac dit non. Je finis par m'accrocher et accepter, je ne suis pas venue jusqu'ici pour en voir le moins possible, tant pis pour l'estomac (et la sécurité - ce type conduit comme un fou à travers la montagne et je bondis sur le siège, accrochée comme je peux et essayant à tout prix de retomber sur la moto.) Le cadre est à couper le souffle. Malgré le coup de la négociation renégociée que je préfère mettre de côté pour profiter de la balade, je suis juste enchantée et ça aurait été dommage de ne pas aller si loin. On s'arrête chez une famille de nomade chez qui ont prend le thé salé avec du pain. Le guide m'encourage à goûter le lait de jument que mon estomac ne sent pas au départ, vu comme il insiste je finis par accepter. Ça a le goût de petit lait. Mais surtout, ça marche, mon estomac va mieux. Les enfants chuchotent et la femme est comme une ombre. Une fois la collation terminée, elle replie la serviette sur les restes de pain et tous joignent les main et disent quelques paroles.

On monte jusqu'à un village à 4'000 m où j'aperçois un groupe de randonneurs qui passent la nuit ici. Il est possible d'organiser un guide pour faire une rando de 5 jours dans la région. Normalement ça s'organise plutôt à Kashgar. Franchement, avec ma gourmandise de vouloir voir tant de choses au Xinjiang, je regrette de ne pas être venue directement ici pour faire de la rando. C'est de loin mon site préféré au Xinjiang.

Le soir je mange avec la famille qui loue la yourte. Je n'ai pas très faim car le chauffeur a acheté une pastèque à un marchand de passage et on en a mangé plus de la moitié à nous deux. Lui-même préfère aller dormir tôt, il s'effondre de fatigue avant la nuit.

Le lendemain matin, le soleil joue avec les nuages et la neige. C'est magnifique. Quelques touristes chinois font des photos. Je partage à nouveau le repas avec la famille et cette fois le chauffeur. Du thé salé dans lequel on trempe du pain. Et on repart pour une petite étape: on arrivera avant midi à Taxkorgan.

Photos

Les Monts Pamirs

La famille de nomade, ses chameaux et chevaux

Bébés yaks au village à 4'000 m

Attention! Passage de chameaux. Au Xinjiang as d'enclos, il faut constamment
faire attention aux nombreux animaux sur la route.

Le village où on passe la nuit, mon véhicule à droite, notre yourte sur le
terre-plein au centre.

Le lac Karakul et un premier rayon de soleil sur la montagne

Waouw!

Un chameau!!!!

Une famille de chameaux fuit devant la voiture

Puis nous regarde passer
  
Première apparition des monts Pamirs
  







samedi 20 août 2016

Kashgar, enfin!


Depuis le temps que j'en rêvais. Kashgar, un nom qui fait voyager. Sans vraiment savoir où la ville se trouvait, enfant, en entendant son nom je m'étais réjouie de grandir pour pouvoir voyager, et la découvrir. En 2008, après le tremblement de terre du Sichuan, la Chine avait décrété qu'il fallait raser les vieux quartiers de Kashgar pour des raisons de sécurité. Communauté internationale en émoi et je faisais le deuil de mon rêve de voir Kashgar. Trop tard. Un article (ne me demandez pas de citer lequel je ne possède as ce genre de mémoire) se demandait si Kashgar allait survivre à ce nouvel assaut elle qui en avait tant subi tout au long de l'histoire. Aux visiteurs de juger, surtout ceux qui l'on connue avant. Car Kashgar ce n'est pas seulement des ruelles étroites, c'est un esprit. Cet esprit a-t-il survécu?

Il y a aujourd'hui trois Kashgar: les restes de la vieille ville, mystérieux ïlot qui semble impénétrable, entouré de modernité, près du "grand bazar", que je mets entre guillemets car les bazars à Kashgar ne manquent pas, des rues entières sont des bazars, les sous-sols sont des bazars, Kashgar est un grand bazar!

La nouvelle "vieille ville" autour de la mosquée Id Kah qui marque le centre-ville et le centre touristique. La nouvelle vieille ville a son charme même si elle est flambant neuve, entre ruelles spécialisées dans des marchandises (rue des chapeaux ouïgours, rue de la médecine traditionnelle, rue des objets en bois...) et ruelles étrangement vides. Les rues sotn plus espacées que dans la vieille ville, plus aérées, le style plus ou moins respecté mais avec un objectif touristique très évident.

Et la ville moderne, chinoise, toujours la même, qui n'a pas beaucoup d'intérêt.

J'ai tout d'abord choisi un motel pas cher près de la mosquée mais si le personnel était assez sympa, la femme de ménage avait dû perdre l'aspirateur. Il se trouvait peut-être avec le balai. Bref, je ne comprendrai jamais cette habitude de mettre de la moquette dans un pays où personne ne retire ses chaussure et où l'usage de l'aspirateur reste un mystère. A ce niveau là je préfère toujours les chambres au sol nu. Elles ont une petite chance d'être un peu plus propres. Je prépare mon voyage sur la route du Karakoram et contacte donc l'agence Old Road Tours. J'y suis chaleureusement accueillie et je réserve un véhicule avec chauffeur pour 3 jours et 2 nuits. L'hôtel Seman, un trois étoile, où se trouve l'agence me semble plus attractif même si plus éloigné du centre et le patron de Old Road Tours négocie un prix plus avantageux pour moi. J'y logerai à mon retour de Tashkorgan. Ma chambre me réserve une belle surprise :-) Moi qui râlait en voyant le bâtiment dans lequel on m'avait envoyée, je me suis retrouvée dans un couloir genre Mille et une nuits avant de découvrir la déco et.... une baignoire!!! Dans un trois étoiles! La troisième que je rencontre en 9 ans de vie en Chine!

Bon, je reviens à Kashgar mais ce sera court: j'adore cette ville. J'adore son atmosphère. Les vendeurs de fruits tous absolument délicieux, les gens serviables (je cherchais une adresse pour acheter un billet de train sans aller à la gare et on m'a conseillée et même accompagnée, malheureusement l'agence était fermée et j'ai finalement dû aller à la gare quand même), les nombreux marchés, restaurant de rue, vendeurs de pain... Après avoir visité les sites incontournables, Kashgar est une ville où il faut se perdre, errer, se laisser inspirer par les petites ruelles, fouiner.

Au fait, les chauffeurs de taxi de Kashgar sont assez difficiles et c'est eux qui vous accueillent à la gare, pouvant laisser une mauvaise impression de départ. Ils refusent de mettre leur taximètre et demande systématiquement 20 yuans, remplissant le taxi (ce qui fait qu'ils gagnent par exemple 80 yuans sur une course à 20 yuans) - et c'est habituel de prendre plusieurs clients. Il faut donc négocier sévère, connaître les distances et possiblement, utiliser le bus. Par exemple les bus à la gare: beaucoup vont au centre-ville. Il suffit de demander "Id Kah?" Pour revenir du mausolée, j'ai pris un taxi-tricycle jusqu'au bazar pour 2 yuans. Et c'est bien plus pittoresque.

Kashgar en quelques photos:

Nouvelle "vieille ville"


La mosquée Id Kah avec des familles ouïgoures en visite. Les parasols et
la robe de la femme au fond portent les motifs de l'Atlas très en vogue
dans le sud du Xinjiang

La rue "des chapeaux" où on peut voir la fabrication de ces fameux chapeaux
que portent surtout les hommes mais aussi les femmes ouïgours. Au centre
de la rue une femme porte une robe avec les motifs de l'Atlas.

La "rue des chapeaux": à droite, des oreilles en bois et au-dessus un
plumeau en queue de yak. A gauche de nombreux motocyclistes
sillonnent rues et trottoirs sur des scooters électriques silencieux.
Au sud du Xinjiang plus qu'à Urumqi on peut voir que "si ça ne brille pas,
ça ne se porte pas", comme c'est le cas pour la femme qui conduit le scooter.
J'ai croisé une femme avec robe, chaussures, voile et sac à main scintillants au soleil
qui vous obligeait à porter des lunettes de soleil pour la regarder. Tiens, elle aussi portait
des lunettes de soleil, qui scintillaient bien sûr :-)

L'un des nombreux restaurant avec barbecue sur la rue. A Kashgar, on peut
aussi se délecter de délicieuses glaces épaisses tout en écoutant un joueur
de guta près de la mosquée. Dans les tasses en métal à droite, de la soupe.
En arrière-plan, on aperçoit quelques chaussons à la viande de mouton. les
nouilles et les raviolis au Xinjiang sont absolument délicieux. Les meilleures
lamian de Chine! (Et les meilleures glaces, et les meilleurs abricots, pêches,
raisins... j'y retourne!!!)

La première salle de prière du mausolée Apak Khoja. Chaque colonne
en bois est différente

Le mausolée Apak Khoja, une ancienne école coranique du 17ème siècle
devenu mausolée de la famille Khoja. Une légende raconte que l'empereur
Qianlong prit comme concubine la magnifique Iparhan dont le corps
était naturellement parfumé. Dans le version chinoise de l'histoire elle
aurait vécu des jours heureux alors que selon la version ouïgoure elle se serait
suicidée. Elle serait enterrée ici. Un panneau à l'entrée présente donc le site
comme le lieu de repos de Xinafei, la fragrante concubine.

Tombes. 

Chaque fenêtre a une motif différent. La mosquée est recouverte de mosaïques
aux motifs bleus parfois complétés par des catelles très différentes (coin
haut-gauche de la photo qui suit) et de catelles vertes au vernis irisé typiques de
l'art islamique du 17ème siècle.



La salle de prière principale utilisée pour les grands évènements

La vieille vieille ville de Kashgar, ou ce qu'il en reste

Marchande de fruits devant le grand bazar

Pause "ketik ?" - une boisson à base de yogourt - on dirait du petit lait de
yogurt et pour une fois ce n'est pas sucré. Au fait, ai-je mentionné les
délicieux yogourts du Xinjiang? Si on saute sur la personne qui le sert
avant qu'elle ait ajouté du sucre, on peut avoir un yogourt nature! Rareté
inestimable en Chine! Mais il faut être rapide. C'est généralement du
yogourt au lait de brebis, plus acide donc.

Les enfants ouïgours portent tous les cheveux courts, filles comme garçons.
Ici la fillette en blanc porte une robe traditionnelle avec le motif de l'Atlas
et les pantalons associés.

La "vieille" vieille ville depuis le fouillis sauvage qu'est le parc.

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